Description du projet
2026
métal
600x80x75
Dans le cloître, s’épanouie un tapis de plantes dites « mauvaises herbes ». Ces végétaux, habituellement relégués aux marges, sont ici comme les herbes des bords de route, des friches urbaines. Elles sont les compagnes silencieuses de nos errances, présentes là où l’on ne les attend pas, là où la terre est fissurée, là où le béton se craquelle. Malgré les arrachages, malgré les désherbants, elles reviennent, obstinées, indomptables. Leurs graines, légères et insouciantes, voyagent au gré du vent, insouciante de nos jardins domestiqués.
Ce coin de cloître devient ainsi un hommage à la résistance discrète de la nature, à cette vie qui persiste, qui s’adapte, qui transforme chaque espace abandonné en un nouveau territoire de liberté.
Cette installation joue également sur le contraste entre l’ordre architectural du cloître — espace sacré, géométrique, maîtrisé — et le désordre poétique de la nature sauvage. Les herbes, souvent perçues comme indésirables, deviennent ici le cœur d’une réflexion esthétique, écologique et philosophique. L’œuvre interroge la frontière entre culture et nature, entre ce que l’homme domestique et ce qu’il rejette. En choisissant de mettre en valeur ces plantes vagabondes, l’installation célèbre leur capacité à coloniser, survivre, s’adapter.
